Les larmes du printemps

On se méfie de la beauté peut-être.
On avance en regardant autour, partout, pour ne pas tomber.
Comme si les habitudes étaient condamnées d’avance.
On y perd sans doute quelque chose, dit-elle.
Que veux-tu dire?
Rien, je n’ai rien dit.
Le désert est grand et moi je suis petite.
Par chance, c’est avril. Je vois les crocus. Et je croque.
Mieux.
Plus fort qu’en février.
C’est l’histoire qui se répète. Mais sa répétition m’est douce.

J’ai cent mille raisons de t’aimer.
Cent mille raisons d’aimer le monde.
Et j’en ai encore plus au printemps.

carolinedufourfipilgb2

REGARDER LES PIGEONS – Hier, dans le Mile End

5 réponses à Les larmes du printemps

Répondre à ideelle Annuler la réponse.

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s