L’indompté

Pour Nate.

Les ombres ne volent pas la lumière.
Elles s’exilent et reviennent d’entre les heures claires.

J’ai remonté le store sur la ville mouillée.
J’avais deviné juste et ça l’a fait sourire.

Bien sûr, j’irai marcher quand même.
Je passerai près de l’arbre mort et verrai sa moelle noircie.

Il pleuvait fort hier aussi.
C’est le printemps, que tu me dis, et la terre qui en jouit.
Un peu de gris et de lourdeur, au fil des saisons et des corps.
Et tout ce qui change à son heure.

Là dans l’instant, c’est le piano. L’oubli et le piano.
Avec la même voix. Où je trouve chaque fois de quoi faire jaillir
l’indompté. Le même rêve de l’oiseau et d’y prendre le ciel.
Le même désir au ventre pour chaque coulée vive.
Malgré chaque tourment. Et l’envers de tout.

·


Photo : Il Y A TROIS JOURS, RUE CHATEAUBRIAND * Mars 2021 – Montréal

5 réponses à L’indompté

  1. Un peu de soleil peut-être cet après-midi ? Avant que la neige ne revienne jeudi ,
    Bise et douceur, Caroline.
    PS. La pluie, il en vaut mieux un petit peu trop qu’un petit peu pas assez, à mes yeux.

    Aimé par 1 personne

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