Être ensemble

On va où comme ça?
Ça dépend de toi.
Mais non, ça dépend de toi.
OK. Alors, tenons-nous la main et marchons. On verra bien.

carolinedufourSIMLOsigBL3
Montréal, août 2013

Petits plaisirs béton

J’aime nos viaducs.
Ou plutôt, j’aime passer dessous en marchant.
La lumière y joue toujours.
Et c’est d’autant plus excitant
s’il y a quelqu’un dedans.
Quelqu’un de beau, de sexy, d’heureux.
Ou de malheureux peut-être. Qu’y sais-je.
Quelqu’un dont il se dégage quelque chose.
Le béton sans personne n’est quand même que du béton.
Bref, les viaducs savent être beaux.
Mais plus encore avec des gens dedans.

carolinedufourviaduc3
Viaduc Papineau – Août 2013

Un homme de peu de mots

carolinedufourGAmiLe verbe lui cause tracas
mais il maîtrise l’art du sourire
autant qu’il en connaît le poids.
Tout vieux et magané qu’il soit,
il conserve un pouvoir exquis
sur ses muscles zygomatiques
et daigne souvent s’en servir
juste pour me faire plaisir.

Virée en ville, août 2013

Virée en ville, août 2013

Bucolisme

J’ai eu envie de ce mot.
C’est lui plutôt que son usuel confrère adjectif
qui m’est venu naturellement en regardant cette photo.
Et je découvre, à ma légère surprise, qu’il n’est pas au dictionnaire.
Pas plus que ne l’est le verbe bucoler. Dommage.
Or, si vous me demandiez ce qu’en serait la définition exacte,
je vous retournerais la question en vous demandant
laquelle serait selon vous à retenir parmi les suivantes,
ou si ni l’une ni l’autre ne vous sied, laquelle proposeriez-vous?

Bucoler
1. Boire la vie à grosses gorgées.
2. Trouver la vie belle envers et contre tout.
3. Être saoul d’amour pour la vie.
4. Être naïf au point de penser que la vie peut être belle malgré tout.

Je bucole, tu bucoles, nous bucolons, elles bucolent…

carolinedufourbucoler2
Au parc Lafontaine – Juillet 2013

Souvenir de Londres

mon bel amour accroche-toi
j’ai filé un mauvais coton
mon bel amour te défile pas
tout ira bien mieux tu verras

quand le coeur passe par une guerre
il met un temps à se refaire
mais par chance du temps on en a
mon bel amour ne t’en va pas

caromilondonoldman
À Londres, il y a dix ans.

 

De chalets et manchots

J’ai découvert un nouveau verbe.
Peut-être l’avais-je ouï déjà, mais voilà qu’aujourd’hui je l’aime et m’y attarde.
On dit de lui qu’il est défectif… qu’il ne s’emploie pas à tous les temps possibles.
En voici donc, pour votre grand bonheur je sais, les conjugaisons d’usage :
Il chaut
Il chaudra
Il chalait (mon préféré)
Il chaudrait
Qu’il chaille
Chaillant

Et à l’infinitif, chaloir.

J’aime. Et je m’essaie.
Euh… Peu m’en chaut si l’on m’aime…
Hum. Non. C’est trop faux.
Alors j’irai ainsi : Il m’en chaut que l’on s’aime.
Voilà. Je sais pas si c’est mieux, mais c’est beaucoup plus vrai.

carolinedufourmains2
Trois mains à Montréal, un beau lundi du mois d’août.

Nos belles tentatives

Tant de vies.
Tant d’amour.
Et de tentatives.
On fait de notre mieux toujours.
Pour plus d’amour.
En créer. En donner. En recevoir.
Nombre d’entre nous du moins.
J’ose le croire.

carolinedufourmerefilles
Montréal, juillet 2013

Les parfums obligés

Les soupçons pèsent pour ce billet sur quelque ancienne fibre nomade.

Certains mots parfois me hérissent.
Même que trop de leur effluve me donne vite la nausée.
Par exemple, retraite, et fond de.
Non pas que je nie qu’on puisse y trouver une certaine inspiration.
Et quelque substance apaisante pour nos cerveaux reptiliens.
Mais tandis qu’on aime souvent nous les voir humer à outrance,
les inhaler coûte que coûte et toujours plus à fond,
j’aimerais bien pouvoir signaler certaines allergies possibles.
Y a-t-il quelque part un bureau où je puisse le faire?

carolinedufourfleur
Le long du canal Lachine, Montréal – Juillet 2013

Trio urbain

Et voilà que j’apprends que le génome d’un grain de riz compte 50 000 gènes.
Et que celui d’un corps humain en compte 30 000.
Fascinant quand même.

carolinedufourtriourbain3
Centre-ville de Montréal – Juillet 2013

Montréal-la-secrète

Bien que née sur cette île, je la découvre encore. C’était hier.
J’ai exploré, avec mon amour, dans une vieille bagnole prêtée
qui a même chauffé un peu nous forçant à rouler lentement,
des endroits de ma ville que je ne connaissais pas.
Pour faire un tour d’auto, comme aurait dit ma mère.
Je ne me doutais pas en m’éveillant le matin
que j’assisterais le soir à un grand spectacle.
Et vous n’en voyez qu’une toute petite partie.

Sur une rive montréalaise - Juillet 2013

Sur une rive montréalaise – Juillet 2013

Même rive, même soir

Même rive, même soir

No more posts.