Flirter avec le beau temps

Un petit jeu pour le plaisir.
Qui peut me dire
où j’ai attrapé ces rayons?

Cliquez dessus pour mieux y voir.
C’était jeudi le 9 mai 2013.

Pendant un temps, un certain temps…
à qui me dira où se trouve
ce beau sentier montréalais,
j’enverrai par la poste
un exemplaire de mon album Traces.
Allez, jouez le jeu avec moi…
quitte à vous faire aider un peu!
carolinedufour919

Danser sur la montagne

J’ai entendu une musique
qui m’a dit qu’elle venait de loin.
J’ai levé mon petit canon
et elle m’a fait oui de la tête.
Avec le cadeau d’un sourire.
On a fait quelques pas de danse.
Puisque c’est de ça qu’il s’agit.
On était d’accord toutes les deux.
Danser. Du mieux qu’on peut.
Avec la chance et le sort.
Et parfois aussi les oiseaux.

La mésange et la dame

La mésange et la dame

Vivre sans parapluie

De ce moment au lac des tiques
et cette maison au toit de tôle
la pluie qui faisait sa musique
et là, ta main sur mon épaule
je me retourne et tu souris
viens-tu mon amie, moi je sors
je pars marcher sans parapluie
sentir le temps qu’il fait dehors.

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La marche

C’est elle qui me tient. Qui me garde debout.
Elle qui aménage, à sa manière, mon espace intérieur.
Quand j’avance, l’espoir reprend sa place.
Et ma vie, de son sens.

Mon corps reconnaît ce mouvement vers l’avant.
Et mon âme s’y retrouve et s’en repose.

J’aime marcher.
Errer aussi.
Rues ou montagne.
C’est un des luxes que je me paie.

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Montréal-la-tranquille

C’était avant-hier. Rue Laurier.
La première vraie chaude.
Ça fourmillait.
Comme ailleurs dans la ville.

Pour ceux qui ne connaissent pas,
c’est toujours comme ça à Montréal.
Les premières, j’veux dire.
D’un coup et en masses,
les ours sortent de leurs antres
et s’ébrouent gaiement dans l’air chaud.

On vit dans une ville tranquille.
La chance qu’on a.

Et au loin, encore discrète,
c’est ma montagne.
Euh, la montagne, pardon.

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Avant-hier donc,
je suis rentrée chez moi tranquille
en passant par la rue Laurier.

Épilogue…

Et tandis que tranquille
je peaufine ces lignes,
ma soeur m’envoie un triste envers.

Et de là, quand même encore plutôt tranquille
je pense à Paul Auster
et à ces autres mots de son même Constat d’accident :
« La richesse engendre la pauvreté.
Telle est l’équation secrète d’une économie de marché. »

Et je continue de savoir qu’il a raison.
Bien au chaud de ce printemps.
À Montréal-la-tranquille.

De mon âme en terre urbaine

De ce plaisir que j’ai
à passer par les quartiers morts
qui ne revivront qu’au matin.

De ce besoin qui va de soi
de m’éloigner de la multitude.

Dimanche soir, dans un coin industriel de Rosemont

Dimanche soir, dans un coin industriel de Rosemont

Amenez-moi du temps

Le temps.
J’vais le prendre le temps.
Pour faire ce qui en vaut la peine.
Rien faire, par exemple.
Avec quelqu’un que j’aime.

Amenez-en du temps.
Avec rien à faire.
Pis du monde que j’aime.

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Un beau jour de printemps, dans une ruelle de Rosemont

Constat d’accident

De ce petit bouquin
qui a valsé pendant un temps
entre mes deux paires de lunettes
dans le fond de mon sac à dos
… et qui, si léger soit-il
n’y aura traîné tout ce temps
que parce que Paul Auster m’inspire…
de ce bouquin, dis-je
je retiendrai une autre phrase
qui me semble dire presque tout
de ce qu’il y a vraiment à dire :
« Nous devons nous aimer les uns les autres ou mourir. »

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Et moi, le temps de quelques minutes,
bien au chaud à Montréal
dans ce printemps qu’on trouve froid,
je pense à Mogadiscio, Damas, Jérusalem, Kaboul
et combien d’autres villes où je ne suis pas
et je me prends à imaginer
qu’un jour peut-être on mentira
en se disant au lendemain
ou à la veille d’un attentat.

La peur au menu

Depuis toujours si efficace pour asservir…
on la sert encore aujourd’hui
en beau poison à toutes les sauces.
Et plus elle paralyse, mieux c’est.
Car comment mettre à mal l’assurance et la protection?
Ou s’indigner de la prudence et de la prévention?
Ainsi gaiement on l’alimente.
Pour mieux nous en gaver.
C’est devenu ô tellement facile d’en faire un plat.

Par chance que les arbres sont beaux.

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Il était une fois… un livre rouge

Je sais qu’il lui arrive de la voir comme un grand livre.
Ouvert sur de belles pages blanches.
Et que ces jours-là encore plus que les autres,
elle tente d’y écrire ce qu’elle sait de l’espoir.
Et de l’art pas toujours facile qu’est celui d’être heureux.

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