J’ai pris une dernière empreinte, celle d’avant le départ.
Pour que la beauté subsiste au-delà de l’instant.
Qu’elle me suive un peu.
J’ai pris le temps de prendre.
Par mes yeux, la montagne et le lac.
Par ma peau, le vent et le soleil.
Par mon nez, les pins et le sable mouillé.
Mes oreilles, le bruit de l’air et de la vague.
Et ce matin pourtant, sous le ciel bleu,
et avec dans la cour les roses, les sauvages,
celles au parfum qui m’enivre,
ce matin pourtant, j’y retournerais en courant.
Malgré l’empreinte. Ou à cause d’elle.
Photo : AU COEUR DU TEMPS – Au bord du lac Kénogami * 12 juin 2018
Poésie et photographie
(Montréal, Québec)