Premier jour de l’année. Selon notre calendrier.
J’écoute Glenn Gould. Qui joue Bach. Avec la lumière vive et le ciel bleu de l’autre côté de la fenêtre, j’ai envie de dire que l’ambiance est religieuse.
Devant les rues blanches, je pense à nous. À ce monde qui se cherche.
Pour balayer la tristesse, je me dis qu’on est tous là-dedans ensemble. Qu’on se cherche ensemble. Qu’on est liés. Soudés. À ceux qui rient et ceux qui pleurent. Ceux qui haïssent et ceux qui s’aiment. Ceux qui vivent et ceux qui meurent.
Et pour balayer un autre bon coup, je me dis que comme le battement d’aile du papillon, comme l’argon qui se promène entre nos poumons d’Afrique, d’Amérique, d’Europe et d’ailleurs, chaque petit geste d’amour rebondit sur l’ensemble.
Je nous souhaite de la paix. Pour en éclabousser le monde.
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Photo : AU DERNIER SOIR DE L’AN, TROIS AMIS QUI RIGOLENT- Hier soir, à quelques pas de chez moi, ils attendaient l’autobus
Poésie et photographie
(Montréal, Québec)