J’ai marché jusqu’à mon poissonnier, l’âme remplie de neige. Je suis arrivée là les cheveux couverts de blanc. Avec des traces de mascara sous les yeux.
J’en avais fini avec lui, j’avais plus rien à lui donner, du moins c’est ce que je pensais. Mais hier, il m’a sorti le grand jeu. Un baiser magistral, pour pas que je l’oublie. J’étais bien dans ses bras, mieux que depuis des mois. Il a tout fait comme il faut. Une lourdeur moite et résolue, dans un souffle grisant.
Et ce matin encore, sa neige s’accrochait aux branches.
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Photo : LILAS D’HIVER – Ce matin même, derrière chez moi






