d’être debout dans le jardin
même d’automne
avec les cris de ton enfance
et ton désir désespérance
même dans tes jours de mal de vivre
c’est chaud les larmes
chaud comme le rire
et si demain se passe ailleurs
souviens-toi
qu’on aimait mieux le doux
dans nos morts et nos déchirures
le doux
comme sur la joue par un souffle d’automne
et comme la feuille qui s’abandonne
dans le mouvant du ruisseau

LA PENTE CLAIRE – Sur le mont Royal, mi-novembre 2016








