Le sein du monde

il est tombé des trombes hier et c’est venu si vite
que j’ai couru pour fermer les fenêtres

les rafales faisaient rentrer l’eau tant de l’est que de l’ouest
et en essuyant les planchers dans la canicule
j’entendais les plantes qui acclamaient le temps

par les soirs et la multitude
les ailes ouvertes dans le cyclone
amenant les vagues et le rire
et l’ineffable cri du corps vivant
jusqu’à la rumeur grise qui surgit des entraves
qu’on fait au temps et à la liberté
et puis y a la tristesse de l’autre
et sa joie même
ce vent qui souffle jusqu’au cœur et met à bas les solitudes
rendues solides malgré soi
ainsi se dit l’amour peut-être
et l’imminence du nécessaire dans le sein miroitant du monde
pour que vienne le geste, le tendre

carolinedufourchezfbw

UNE MÊME MULTITUDE – Cette semaine, dans un tout petit resto de Rosemont

7 réponses à Le sein du monde

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