Souvent, et plus fort ces jours-ci bien sûr, je pense à elle qui m’a bercée et inspirée pendant cinq mois. C’était il y a douze ans. L’empreinte qu’elle a laissée ne pâlit pas, et Paris reste à ce jour l’une de mes plus belles errances.
Je dépose ici des extraits d’un recueil où sont réunis les courriels que j’ai fait parvenir à mes proches, durant ou tout juste après mon séjour privilégié dans cette ville. J’ai choisi quelques passages qui disent plus particulièrement mon amour pour elle.
Mes mots paraîtront naïfs à certains, mais l’amour fou me fait ça. Et c’est avec toujours le même amour que je les dédie à mes amis là-bas, et à tous ceux qui, comme moi, ont connu et aimé Paris. Et qui continueront de l’aimer et d’avoir envie d’elle malgré tout.
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EXTRAITS CHOISIS, Journal de Paris, Courriels à ceux que j’aime, 2003-2004
MONTRÉAL, mars 2004 – (préambule du recueil)
Après deux mois à Paris, j’ai commencé à en écrire plus long à ceux que j’aime pour leur parler de mon quotidien là-bas. Le hasard et la chance ont voulu que je passe cinq mois au pied de la butte Montmartre, versant nord. Cette partie du dix-huitième est populaire; n’y circulent vraiment que ceux qui y vivent. Et selon Arnaud, mon gentil poissonnier de la rue Damrémont, les seuls touristes qui s’y aventurent parfois sont ceux qui se perdent en s’éloignant un peu trop du Sacré-Cœur.









