sapré monde de moi
de nous
saprée musique aussi
de violons et de vents
de quoi rire sans penser
et à grande rivière
et puis d’y voir
autant d’oiseaux qui donnent
aux berges maculées
tes pas, les miens
dans le sable glissant
ma belle ourse en cavale
vas-y fuir l’angoisse
partout qui tue le jour
cours frayer les sommets
et les océans blancs
où s’embrassent tranquilles
les amants de l’aurore
Photo – AU VIEUX MOULIN * Juin 2020 – Montréal



