encore les mêmes écarts
les creux artificiels
les propos détournés
dans les mouvements du ciel
et les tournants de l’imparfait
j’essaie d’embrasser le destin
celui d’avant et de demain
l’élégance des océans
et leur empreinte sur nos âmes
le grand tissu tremblant
où vivre un bout de jour
l’heure ne souffle jamais
le vent du lendemain
peut-être un peu seulement
y voit-on l’ombre du néant
un ciel ouvert qui se défait
à un tel point qu’il nous ressemble
Photo : LA FUGITIVE – Début avril 2019 * Montréal



