
Tresser avec vous ce lien et cette délicatesse
vous mes amis d’hier et d’aujourd’hui
cette amitié dans la continuité
un mot un regard un silence un sourire une lettre
« L’âme à la tendresse », Pauline Julien
J’ai une amie, une belle amie. Et hier, tandis que je trimballais ma peine, que même le soleil et les arbres n’arrivaient pas à m’en distraire, voici ce qu’elle m’a dit : « Ne prends pas la douleur des autres, n’ajoute pas la tienne à la leur… donne-leur de la joie, de la force… Si on se laisse aller à trop réfléchir sur la douleur qui nous rentre dedans, on ne va plus vivre et on donnera raison aux barbares… »
Quand j’ai su pour Bruxelles, j’étais en train d’écrire, je nous parlais de nous. Nous tous autant que nous sommes, du moins je veux le croire… Nos coeurs comme des fleuves rêvant d’une même eau… Et là, la haine, vlan ! La haine qui revenait me toucher de plus près, comme en novembre. Et ma tristesse et ma colère devant autant de douleur, autant de peine encore.
Mais tu as raison, mon amie. Si j’ai pleuré un peu, je te promets, je serai vive demain.








