j’ai coupé les longs fouets
qui bloquaient le chemin
après j’ai repeint
le petit mur du côté sombre
là, c’est l’oubli
le moulin arbitraire au milieu des échos
les minuscules pierres de l’âme
et mes îles, en images cachées
je fuis par là, c’est vrai
ce qui me dérange de moi, de nous
domestiqués, narcissiqués
si je vivais plus près du fleuve
j’irais tous les jours sur sa rive
attraper le vent et la vague
il fait plus froid qu’hier
et je n’y renfonce pas, non plus que les oiseaux
Photo – REFLET D’ARBRE MORT * Août 2020 – Ripon

