Nos corps calés

c’est l’entièreté qui veille
sans soupçons ni regrets
le grand ciel sans aumône
et le bouleau tendu dans le jour qui le prend

c’est l’oiseau et la branche
le même qui sans elle chercherait encore

et bien sûr le désir, je sais

en attendant, les heures déboulent
comme les météores d’hier

je l’arrêterais, le temps
nous l’accrocherais au coeur
pour qu’il n’en parte plus

dans la foulée d’un bout d’été
on s’attend sans s’attendre

la rivière sera là où elle coulait hier
et nos corps calés dans le matin vivant

 


Photo – FORÊT *  Ripon – Août 2020

6 réponses à Nos corps calés

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