alors on changera l’histoire
celle des papillons de nuit
difficile de dire sans dire
c’est ce que je voulais faire
du bout de l’âme
sans faire de bruit
d’entre toutes les heures
le matin des oiseaux
immenses les villes
et vos bidules
permettez-moi l’envers
et les becs sans médailles
asseyons-nous devant
mon abstrait et le vôtre
nos atomes vivants
et le ballet séant
et pourtant d’attendre l’instant
c’est fou comme le temps est là
le vent qui traque fort
les craques de nos baraques
et le grand quiproquo
des amours du dehors
et devant moi le ciel
qui s’attache mes yeux ou pas
mais sans lui rien qui ne nous croit
ni même le grand ciel d’aimer
Photo – OBSERVATEUR * Avril 2020 – Montréal


