Dérives saisonnières

Il y avait eu une surprise, un matin différent. Un rêve doux, qui ressemblait à la naissance d’un grand amour. Et puis le temps d’un mois, deux mois, et l’été avait dérivé, sans que rien de grave ne soit arrivé. On a oublié vite, tu te souviens? Le milieu, le cœur, c’est tout ce qui en est resté.

La musique continue. L’amour ne se défait pas. Il danse ailleurs, comme une chanson lointaine, mais il reste là. On s’apprivoise, sans jamais se perdre. On s’habitue tandis qu’on aime.

Je regarderai passer l’été. Me faudra seulement ne pas être impatiente. Négocier avec mon cœur pour qu’il ne se brise pas d’avance devant la saison qui s’achève.

carolinedufourpeficodt

NOS BEAUX ÉLANS – Juin 2017

6 réponses à Dérives saisonnières

  1. Heureux dans l’attente, pleine de promesses et puis quand l’été est là on a déjà peur de le perdre. Comme je comprends cela. J’attends mes roses toute l’année. Elles ne semblent jamais plus belles qu’en bouton. Leur floraison est une fête, pourtant je les sais aller vers leur mort et déjà je me prépare à les attendre encore…

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