je sais l’instable
les jours qui passent sans qu’on y sache
et je sais toi
ton beau regard ailleurs
porté sur l’immuable
saoulée de vent et de désir
je t’entends rire
et je te vois
qui te joues d’elle et la déjoues
jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien
rien à faire résonner
que le jour et l’espace
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Photo : LUMIÈRE TENDRE – Fin mars 2018

