Stupeur et froissement

L’esprit disloqué par le poids.
Le poids de rien, surtout.

Puis un froissement de désir.
Pour le corps dans l’espace.
Sa lourdeur et sa gravité.

Dans des bras, peut-être.
Mais aussi.
Sur le plancher d’une ville.
Ou par le ciel d’une fenêtre.
À regarder le temps.

Un froissement de désir.
Et le monde t’a réapparu.

Photo : IMPRESSION D’OCTOBRE – Hier, rue Laurier * Montréal 2018

9 réponses à Stupeur et froissement

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