L’érable est nu et la lumière belle et tragique. Debout à l’aube tu t’es d’mandé si peut-être tes cris étaient à ce point silencieux que même toi ne les entends plus. Quoi qu’il en soit, c’en est bien fini du vent chaud et tu te vois déjà l’attendre avec tes manteaux de patience. Dans cette même ville encore le temps d’un autre hiver.
Photo : LA SAISON A TOURNÉ * Avant-hier – Montréal
Avant ce temps d’un autre hiver, il y a eu ces manteaux de feuilles, qui buvaient la lumière, et le vent chaud d’un court été, puis les mois ont basculé suivant le soleil toujours plus bas sur l’horizon, les arbres se sont préparés au futur qui avançait à grands pas, allongeant les ombres, et les premiers frimas. L’érable a crié de toutes ses couleurs délaissant le vert pour orange et pourpre avec l’aspect tragique d’un cycle en train de s’achever l’automne ayant supplanté l’été, puis le vent a tout emporté laissant la place, comme il se doit aux futurs de glace et de froid déshabillant la forêt maintenant nue dans l’attente et la solitude avec ces cris qui n’en sont pas les branches griffant le ciel et durcissant avec le gel sur un tapis de feuilles grises qui ne se souviennent même plus d’avoir été…
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tout au fond de l’
hiver
ce poème qui n’
est pas encore écrit
merci !
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Avant ce temps d’un autre hiver, il y a eu ces manteaux de feuilles, qui buvaient la lumière, et le vent chaud d’un court été, puis les mois ont basculé suivant le soleil toujours plus bas sur l’horizon, les arbres se sont préparés au futur qui avançait à grands pas, allongeant les ombres, et les premiers frimas. L’érable a crié de toutes ses couleurs délaissant le vert pour orange et pourpre avec l’aspect tragique d’un cycle en train de s’achever l’automne ayant supplanté l’été, puis le vent a tout emporté laissant la place, comme il se doit aux futurs de glace et de froid déshabillant la forêt maintenant nue dans l’attente et la solitude avec ces cris qui n’en sont pas les branches griffant le ciel et durcissant avec le gel sur un tapis de feuilles grises qui ne se souviennent même plus d’avoir été…
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Elles s’endorment et elles oublient. Merci, René.
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