Elle est discrète, et pourtant elle est là.
Prête à m’accueillir quand j’ai besoin d’elle.
Avec ses arbres, ses houlements,
ses tournants, ses rochers.
Elle me fait du bien, la montagne.
Elle a une âme pour moi. Une vie.
Une oreille pour m’entendre.
Une nature pour me parler.
Elle fait écho à mon silence.
Et à mon discours intérieur.
Une chance que je l’ai.
Sans elle, Montréal ne serait
qu’une fraction de ce qu’elle est.
La montagne, c’est le coeur de ma ville.
Articles par :Caroline D
À cheval sur nos ânes
J’étais sur la 10 hier
au beau milieu de l’après-midi
direction Bolton
et malgré la quasi-absence de soleil
pendant plusieurs minutes
la lumière
et tout le reste
m’ont semblé parfaits
et ne cherchez pas de lien
bien qu’il y en ait toujours
mais voilà que ce matin
j’ai lu et aimé :
« À l’époque, la question était moins de me chercher une vie que d’essayer d’en inventer une à laquelle je puisse croire. »
Extrait de Constat d’accident et autres textes, Paul Auster, 2003, chez Actes Sud.
Nos batailles souveraines
Sales fenêtres
Échange de vues
Je l’ai transformée un peu, bien sûr.
Pour qu’on ne la reconnaisse pas.
Reste qu’elle était belle la skieuse.
Et la lumière aussi.

Et me revient cette phrase
que j’ai lue hier.
Victor Hugo a écrit
que c’est de l’enfer des pauvres
qu’est fait le paradis des riches.
S’il était là devant moi
j’acquiescerais et j’ajouterais
pour la seule conversation
que là où bien des enfers décillent les yeux
bien des paradis rendent aveugle.








