La petite veste rouge

L’odeur du temps était sublime.
La saison, à ses yeux, exaltante comme jamais.
Ainsi libre et tranquille, la belle partait souvent marcher dans la forêt.

Un jour, bercée par le bruissement des feuilles sous ses pas,
elle sentit au fond de la brise le parfum d’une menace.
Afin de mieux prêter l’oreille, elle ralentit.
Mais n’entendit que la rumeur de sa méprise.

Ce n’est qu’en reprenant cadence qu’elle eut vent des mots de sa mère.
Et puis de ceux de sa grand-mère et des amies de cette dernière.
Autant d’échos d’entre les arbres qui lui disaient d’être aux aguets.
Dans ces sentiers creusés par elles à grands coups de rêve et d’espoir.
Ces sentiers devenus pour elle autant de lieux de liberté.

Le temps étant ce qu’il est, l’histoire s’arrête là.
Elle ne dit pas si la belle fort au loup cria ou à sa rêverie retourna…

carolinedufourfillerouge6Sur le mont Royal – Octobre 2013

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