Ode au cinglant

Le ressenti était de moins trente-cinq.
En allant porter quelque chose à ma mère ce midi,
j’ai vu des enfants qui fonçaient tête baissée vers la ruelle
pour aller dîner à la maison.

J’anticipe toujours un peu l’hiver.
Son froid parfois brutal. Comme aujourd’hui.
Et chaque hiver pourtant, je redécouvre
combien j’aime quand le froid me fouette le visage.

En voyant ces enfants tout à l’heure,
je me suis souvenue des vents de mon enfance.
Et que j’aimais déjà les bourrasques et les grands froids
à l’époque de ma petite école et des diners à la maison.
Je me suis vue traverser la voie ferrée, dans l’est de Montréal,
seule avec moi-même et la furie du vent.
Et je me suis rappelé que sa force sur ma joue m’enivrait déjà
en m’emmenant quelque part qui ressemblait à la liberté.

RUELLE D'HIVER - Rosemont - Février 2015

RUELLE D’HIVER – Rosemont – Février 2015

Une réponse à Ode au cinglant

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s