Menthe et poésie

Lou entre dans la cuisine, les bras remplis de menthe.
– J’en ai déraciné beaucoup. Les grandes marguerites étouffaient.
Assis près de la fenêtre, Charles lève les yeux de son livre.
– T’as bien fait.
Lou dépose son butin sur le comptoir, en détache un brin et va s’assoir près de lui.
– Tell me, my love, j’ai trouvé a piece of paper yesterday où t’avais griffonné « quand le jeu aura perdu sa poésie, on cessera de jouer ». À quoi tu pensais quand t’as écrit ça?
– Au poids des choses, même les belles. À mon rêve parfois d’un sac presque vide et d’une route qui ne va nulle part.
– Sans jardin ni parfum de menthe?
– Voilà l’impasse, dans toute sa poésie.

·


Photo : BORD DE FENÊTRE * Ce matin

3 réponses à Menthe et poésie

  1. Alors, Charles lui prit tendrement la main et l’emmena dehors, par le petit sentier de la vie.. En chemin ils croisèrent menthe et marguerites sauvages et ils se sourirent des yeux..

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