Les beaux écarts

Le vent froid caresse mes pieds sous la chaise. Par la fenêtre, la lumière et les feuilles me parlent aussi du temps qui change. Les verts de l’érable se réchauffent lentement et des orangés se pointent. L’hiver s’en vient. C’est comme ça ici.

Je vis dans un pays d’extrêmes. Et dans un monde d’extrêmes aussi. Où partout la vie se joue quelque part entre le noir et le blanc.

Un monde où le vent tourne.

Photo : PETIT CHAMP DE VILLE – Septembre 2016, Montréal

12 réponses à Les beaux écarts

  1. et je te lis, juste à l’heure où la lumière se fait si, si belle, toute dorée, annonçant heureusement l’automne avant l’hiver, pour ici…alors je t’envoie une pensée de cette douceur dorée, pour que les écarts te restent beaux…sourire

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  2. 'vy

    J’ai constaté que les couleurs d’automne apparaissaient ici ou là. Oui, tu es d’un pays d’extrêmes, j’ai suivi ton hiver de près et je sais comme il a été rude parfois et je l’ai senti long, épuisant. La ronde des heures mène la valse autour de nous. Profitons des derniers beaux jours, sachant qu’ils reviendront toujours.

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  3. Après t’avoir lue, je me suis longuement attardée sur ta photo. Et le texte de nouveau dans ma tête a défilé. Sur ce cliché je vois de l’herbe verte (juste comme il est agréable qu’elle le soit) et un corps tout doré. Mais au fond apparaît une trouée blême à l’extrême, une menace. J’espère de tout coeur que ton hiver ne sera pas trop rude.

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  4. Le temps des pommes ne fait que commencer et les couleurs de l’automne s’avèrent toujours discrètes.

    L’hiver est loin loin loin loin, mais les spécialistes du temps qu’il pourrait faire nous annoncent, nous avertissent déjà qu’il sera plus froid cette année que l’an dernier — étant donné que l’hiver de l’an dernier a été plutôt tendre, doux, ce sera pas difficile de nous faire geler un peu plus — et tant mieux s’il neige au lieu de pleuvoir le jour de Noël.

    Néanmoins, le temps passe, inexorablement… Les hostas sècheront, les citrouilles égaieront les petits, qui rouleront dans les feuilles, qui couvriront le sol, qui durcira, au rythme des journées qui raccourcissent déjà.

    L’été prolonge son séjour, comme une visite qui colle sur le perron. Il est temps que l’automne se pointe, plus fermement… demain peut-être, le mercure qui oscillera autour de 20… où ai-je bien rangé mes chandails ?

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  5. Ton texte me fait penser à ce que m’avais un prof il y a pas mal de temps. Quand je ferme l’œil droit je vois le monde blanc, quand je ferme l’œil gauche je vois le monde noir et quand mes deux yeux sont ouverts, je vois le monde gris

    A bientôt =)

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  6. Beaux écarts et jeux d’équilibriste d’une saison à l’autre, comme les émotions qui basculent en une fraction de seconde, qui nous chahutent et colorent d’intensité la monotonie des heures …
    En attendant l’hiver, belle et douce soirée !

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