Le souffle tiède

lentement
pour y dire à l’envers
que le noir soit clair
j’avance les yeux ouverts
au même pas
devant la nuit qui tombe

le glissement commencé du jour dans l’autre sens
son velours plus rêche
lui qui porte déjà le revers des nuits chaudes

j’ai souvent été là
sans envie de grand-chose sinon le poids du corps
comme quand ma rivière tangue
et que je fuis d’avance ce qui presse mon sang

le vent est silencieux
et ma peau qui retient ce même souffle tiède
qui n’attend rien de moi

·


Photo : ET L’EXQUISE SAISON * Hier – Montréal

2 réponses à Le souffle tiède

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