l’étreinte, hier
dans son premier élan
je romps sans le vouloir
comme le ciel se couche
étreins-moi dans ma chair
que le vent glisse dans la faille
et verse
jusqu’au creux de ma terre
abreuve-moi
que se coule le tendre
et puis j’ai digressé
le doute m’a emmenée ailleurs
qu’importe à tort ou à raison
j’ai changé la photo
et parlé du printemps
en me disant
qu’au fond je lui ressemble
∼
Photo : Métro Beaubien, sous terre * 31 mars 2018

