Je me heurte à moi-même.
Sans trop me reconnaître.
Ni mon air, ni ma manière.
Comme si ma voix, jusqu’à mes lèvres,
changeait d’envie.
Y a des grenailles plein le trottoir.
Pour nos âmes glissantes.
L’herbe, déjà, ne sait plus la rosée.
C’est vite qu’on oublie les choses.
Là où j’existe est si mouvant.
Et d’errer quelque part à la surface des jours.
Même entre rires et larmes.
Photo – ET MARCHER DOUCEMENT LES HEURES * Décembre 2019 – Montréal



