La marque de l’intime

carolinedufourjefiro

Vienne, 1905

Les oiseaux chantent. Je tends mieux l’oreille qu’avant.
Et à voir vieillir et mourir, j’aperçois mieux le léger voile.
La nostalgie qui effleure mon émerveillement.
Ma peine, oui. De perdre un jour la beauté du monde.
Dans tout ce qu’elle a de résistance et d’abandon.

Je suis pleine de joie et de peine à la fois.
Vivante. C’est ça, je suis vivante.


Photo : INCONNUE / L’ESPOIR DES JOURS DEVANT – Prise à Vienne, en 1905, à l’atelier Sigmund Bing.
Tirée de la même collection de photos provenant du grenier d’une vieille maison de la Caroline du Nord.

7 réponses à La marque de l’intime

  1. Un beau portrait photographique, doux et intense, dont vous réussissez, avec vos mots et votre sensibilité attentive, à rendre le mystère, comme si tout à coup, vous vous étiez le temps d’un poème transportée à Vienne, en 1905 …
    Pour cette magie-là, merci Caroline 🙂

    Aimé par 1 personne

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