Où que j’aille

à la dernière heure
j’aurai vu le pygargue
le beau noir à tête blanche
le majestueux
là-haut qui naviguait le ciel

dire qu’on se pense rois

et de nos traces en firmament
et nos coeurs sans adresses
j’abstrais ce qui joue et se chante
parce que le poids que je n’ai pas
et la mesure de ma mouvance

et du miroir des rameaux
des nœuds et de l’écorce
jaillit le sentiment
que les yeux sur le beau
ma peur de perdre cède
et qu’où que j’aille
j’aurai encore ce que j’ai vu

soufflent les vents de ma mémoire
sur les forêts et les lacs
et toute la tendresse du monde

 


Photo : ON THE ROAD – 14 juin 2019

8 réponses à Où que j’aille

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