Au bonheur d’un poème… rire et mourir

Aussi longtemps qu’un poème aura de beau de n’être qu’une fraction de celui que je voulais écrire, j’aurai le bonheur de chercher celui qui, je le sais, ne viendra jamais.

*

la neige tombera
la nuit viendra
et ô les jours, oui les jours
chacun qui cède à son tour

et pendant ce temps, mon cœur
oui mon cœur, ô mon coeur
fera bien ce qu’il peut faire
et mon corps pareil

la nuit viendra
la neige tombera
et ô les jours, oui les jours
à coups de pelle et d’amours

est-ce que vraiment je verrai
au fil du grand débarras
l’ombre claire à malmener
d’un tout petit petit choix ?

je sais pas, non ne sais pas
mais qu’il en vaille ou qu’il en soit
je vais coudoyer le vent
quitte à rire de temps en temps

la neige tombera
la nuit viendra
et ô les jours, oui les jours
je vais mourir à mon tour


Photo : QUATRE PASSANTS * Novembre 2018, Montréal

7 réponses à Au bonheur d’un poème… rire et mourir

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