En regardant tes oiseaux

étrangement
ce qui m’est venu en regardant tes oiseaux
dans le près du loin
est que tu me manques

j’entrouvre le cahier
désarmée parce que je préfère

sans doute que dans la vie qui mène
je trouve plus de temps pour la vivre

bien sûr il y a cette eau salée
où mon piano flotte encore

demain comme ce matin
il y aura l’aube et les rumeurs
une brassée d’heures et des poussières
qui viendront me coller au corps

et un instant où quelque part
le lac sans préambule
viendra frémir sur ma mémoire

Photo : FEMME ET FENÊTRE DE PRESBYTÈRE * Décembre 2018, Montréal

6 réponses à En regardant tes oiseaux

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