La pluie d’y voir

Et le soleil s’étend sur les nuages blancs. Ma ville se repose et le vieil impatient me toise comme avant. Les murs font son bonheur.

Encore là, c’est la vie à la place de rien. Un jour, une peine, et l’autre, une joie. C’est pareil pour la nuit. L’envie reste famine et le bonheur s’attrape. Ne manque que la pluie d’y voir. Le tic tac intelligent. Le nuage poussé par le vent.

Et c’est là que je pense à l’amour. À celui qu’on intente. À celui qu’on invente à force d’inventer. Et à l’abîme qui, tranquille, se fond à l’or des jours. Au futile d’y forer tellement le temps s’en charge.

On y passe et on meurt. Le plus grand rival du jour est sans doute le jour lui-même. En attendant, le printemps n’envie pas l’automne. Et dans la cour, l’érable se réveille. Hier entre les branches, le cardinal chantait.

 


Photo – LA FILLE AU MONDE DANS LES YEUX  – Montréal *  8 Avril 2020

3 réponses à La pluie d’y voir

  1. Sur internet je suis allée voir et surtout écouter le cardinal dont j’ignorais l’existence. Oiseau audacieux qui ose une si brillante parure, un chant si affirmé. La vie est riche de toute cette vie qui se fait connaître au détour d’un poème, et toujours cette force dans les mots pour traverser l’espace et toucher mon cœur. Belle journée Caroline

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