je nous ai vus
qui courions loin de l’aube
vers des miroirs éclatants et de grands paravents
et puis je nous ai vus nous aimer comme des fous
sous un ciel aussi vaste que nos yeux devenus
à rêver d’un monde où le tendre
ne se lasserait pas
et partout il y avait le temps
qui jamais ne se perd ni jamais n’est perdu
qu’importe le lit ou la rue, le beau ou l’ordinaire
le temps
pour y bercer le rire jusqu’au bout de la nuit
tant qu’il y reste un coeur encore ému à prendre
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Photo : LE ROSE D’I * Sur le mont Royal – Octobre 2018



