Moi qui aime l’eau froide à m’en geler la peau,
j’ai beau jouer d’un bois de fer sur un piano de mer,
vos violons de bastringue n’en sonnent pas moins faux.
J’ai monté des bouts de ferraille et des chevaux de pierre.
Et sur le corps du temps qui tue tatoué une rivière.
Les jours où des morceaux de moi sont mêlés à la rouille,
il m’arrive d’y voir le loup qui boit à l’encre claire,
les pattes dans la boue.









