C’est vrai que je suis amoureuse d’elle, que je l’espionne presque jalousement dans ses recoins, ses bouts de ruelles, ses fenêtres, ses arbres, son multimonde, tout ça toujours plus beau que partout ailleurs à mes yeux, et que si on me parlait d’elle en mal, si on la qualifiait de moins que belle, je risquerais de m’énerver. Tout comme c’est vrai que j’aurais du mal à dire si je l’ai aimée d’abord et m’y suis attachée ensuite, ou si à force de vivre accotée à ses humeurs, j’ai fini par devenir folle d’elle. Quoi qu’il en soit, si certains jours refroidissent mes ardeurs, je retombe en amour chaque printemps. Et par-dessus la tête.
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Photo : SORTIE DE RUELLE – Hier, sur l’avenue du Parc








