C’est la nuit, mais la neige, dit Théa.
Une manière comme une autre de parer aux trous noirs. Elle sait bien que là-bas, tout s’étale comme une ombre dans le sens du non-sens. Et la folie de dire et de taire.
La chambre est petite, mais Théa s’y trouve bien. Elle y brasse l’espace, promène les couleurs, aligne ce qui lui semble louche. Et dessine un tabou en tatou sur les heures. Ou le contraire peut-être. Regarde la couleur de la neige, me dit-elle. Plus bleue que le bleu de tes yeux.
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Je garderai d’ici les images les plus belles du ciel et de la neige et de tous ces oiseaux. Et des cerfs qui traversent la rivière à gué.
Les despotes sont aveugles à la beauté du monde.

PHOTO : LA CARESSE DU CIEL – Petite Nation – Mars 2022








