Les géants des rues de Montréal

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J’ai levé les yeux juste à temps
pour enfin voir ce beau géant
que j’avais pas r’marqué avant
et qui, s’il pouvait me parler
pourrait peut-être me raconter
un dimanche passé dans Villeray
à jouer à’ corde à danser
chez ma grand-mère Alice Côté…

Je me suis amusée avec l’image, bien sûr.
Reste que je n’ai rien changé à sa taille par rapport au reste.
Ce n’est pas une illusion. C’est un géant. Un magnifique géant.
Qui s’élève bien au-dessus d’un duplex. Impressionnant qu’il est.
Et tiens, pourquoi pas : si vous me dites où il se trouve,
je vous envoie par la poste un exemplaire de Traces.
Pas facile, je sais. Mais drôle, non?

Ah! les beaux jours

Je te promets que tout ça passe
Tu peux continuer ton chemin
Envoyer paître les angoisses
En voyant s’éloigner le train

Oui je te jure que tout ça passe
Que les gros vendeurs sont menteurs
On compte plus les messes basses
Où ils apprennent à nous faire peur

Rue Ontario, par un beau dimanche de juin

Rue Ontario, par un beau dimanche de juin

Et mon loup puisque tu insistes
Croix sur ma vie et sur mon coeur
Peu importe le tour de piste
Les regrets font pas le bonheur

Je m’arrête là si tu y tiens
Mais sache au moins qu’avec le temps
T’auras qu’à bien soigner ton chien
Et tu riras plus fort qu’avant.

Climats variables

Ces nuages qui n’en finissent plus. Ce temps maussade.
Je pense à ceux que j’aime. Et qui m’aiment.

J’ai le cœur qui vague depuis quelques jours.
Ma mer, ma seule, qui suit le vent.

Et voilà que j’attends, plus impatiente qu’à mon habitude,
l’autre moment où, invariablement, le ciel se dégagera.

Un soir de juin, sur la 15

Un soir de juin, sur la 15

Deux versants… et bon anniversaire…

ça tombait à siaux
on s’est mises à l’abri
pour continuer de voir
couler la pluie
et passer les fourmis

CAMIcarolinedufour

    il pleuvait à boire debout
    et je suis restée sur le seuil
    pour faire durer encore
    la douceur d’elle
    la douceur de nous

bande blanche petite 3

Ce qui nous aide à vivre

Gaby, hier.
Tel que je le crois être
une grande partie de la semaine.
Seul. À regarder la télé.
Pour passer le temps.

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Variations sur le Champ des possibles

Certaines scènes évoquent pour moi la liberté.
Le désir de vivre. La quête d’exister pour de vrai.
Par soi-même, pas par procuration.
Sans se leurrer quant aux histoires qu’on nous raconte.
Inventer son histoire. Sa propre histoire.

Certains lieux,
de par leurs morceaux brisés
et une certaine aura d’abandon,
m’inspirent la liberté
et me rappellent l’infini champ des possibles.

Cliquez. Plongez un moment. Imaginez que vous êtes là, avec eux.

Le Champ des possibles - Montréal, Mai 2013

Champ des possibles – Montréal, Mai 2013

Pour une autre variation sur le Champ des possibles,
allez à http://amisduchamp.com/.

Montréal-la-tranquille, un mois plus tard

Un vieux monsieur qui roupille. J’aurai vu ses yeux fermés, mais vous pas, il est trop à l’ombre. En agrandissant l’image, vous apercevrez aussi un homme de dos qui arrose ses plantes, une femme à vélo, mais vous l’aviez repérée déjà, et un autre homme à pied, moins évident celui-là surtout si vous me lisez sur un téléphone. Et quelques autres encore, loin sur la piste ou le trottoir, au bout là-bas.

Et peut-être, mais là seulement peut-être, verrez-vous comme moi Montréal tout autour. Montréal qui enveloppe les coeurs et les âmes. Qui les garde tranquilles et sans trop de soucis. Du moins dans le quartier où cette scène se déroule. Comme dans bien d’autres aussi, où elle déploie autant de raisons de sourire. Ou de roupiller dehors si on en est là. Ou encore d’arroser un peu, pour la beauté des choses.

carolinedufour922Rue Clark, 28 Mai 2013

La courte histoire du vieillard sous la pluie

On se l’est dit après, Anne et moi.

On l’a suivi pendant un bon moment.
On l’a vu longtemps, de loin, il marchait très lentement.
On parlait, en respirant l’air frais et humide de cette journée de printemps.
Pas si froide finalement.
Quand il pleut la fin de semaine, ou que le temps est le moindrement maussade,
la montagne est encore plus vide que la semaine.

Nous suivions un vieillard fatigué, qui avance doucement sous la pluie.
Et qui se découpe dans le paysage avec son manteau rouge et son parapluie noir.
J’ai cliqué, bien sûr. Ces images me sont toujours irrésistibles.
De quoi écrire, ou non.

Ce n’est qu’en le dépassant qu’on a vu.
Son visage jeune, vingt ans à peine.
carolinedufour991Sur le Mont-Royal, le 26 Mai 2013

Insatiable, je suis

Je recommencerais.
À zéro. Sans hésiter.
Je referais tout.
Exactement tout.
Pareil. Ou pas.
Simplement, je recommencerais.
carolinedufour795aAu Jardin botanique, Mai 2013

Constat d’écart

Madame Pi, contemplant le monde,
se demanda si un oiseau
pourrait porter des talons hauts.

Coin St-Joseph et Berri

Coin St-Joseph et Berri

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