Mes jours sont pleins. Si pleins de mots.
J’écoutais Mahler en prenant mon café. Piano solo. J’y entendais un poème, une virée, un désir de sentir et de faire ressentir.
La neige souffle en tempête ce matin. C’était cruellement froid hier. Ce le sera encore aujourd’hui. Le visage contre le vent, il fallait plus que braver. Il fallait savoir qu’il y aurait une fin.
Je suis gras dur dans la chaleur de cette maison. D’autres se sont donnés, corps et âme, pour que ce pays de neiges et de vents devienne ce qu’il est : un endroit où les saisons sont ressenties, au pire comme un combat passager, et au mieux, comme un voyage, une fenêtre sur le monde. Un angle de plus d’où rêver l’existence.
Photo : LA TRAVERSÉE – Hier, près de chez moi, dans un ressenti qui frôlait le -40


