Passer à l’ombre belle

et l’eau fraîche versée
où les oiseaux viendront
près de l’érable vif

le silence est nappé
sur la pierre brûlante
et pourtant on dirait que je t’aime

dans la liesse alchimique
de ne rien y savoir
de n’y vouloir surtout
que le coup de mon sang
les broussailles de mon coeur
dans son épaillement
passer à l’ombre belle
au sauvage des jours
avec rien à mourir
que la peur du dernier

où le corps en démêle
de toute l’éternité

Photo – TOUJOURS SUR LE CHEMIN DES FEUILLES * Hier, le long de la voie ferrée – Montréal

9 réponses à Passer à l’ombre belle

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