Une des beautés de l’hiver, c’est le glacé de l’eau. La douche frigorifiée, celle qui me sort des mollesses de la nuit, me ramène à la vie. Me fait crier d’un quelque chose qui s’approche de l’extase. Dès que l’air se réchauffe un peu, je sens l’eau qui tiédit. Et dans le plus chaud de l’été, quand j’attends d’elle qu’elle me réveille, monte comme une envie de me plaindre. Mais je compose. Vie de médaille et de côtés. D’autant plus que j’aime l’été. Même dans ses chaleurs humides.
Hier goûtait l’extase. Cette première tiédeur qui rappelle le vent d’été. Comme la première neige. La première feuille rouge. Tout change, je me dis. Heureusement, tout change.

Photo : DANS L’EMBRASURE DU PRINTEMPS, LES CORPS – Hier * Montréal
Ouiiiii, chère Caroline.
Merci!
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Heureusement.
Merci Caroline
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Oh oui, heureusement, même si tout changement implique le temps qui passe…
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et dans la poussière
de ce qui n’a pas été
encore dit
je ramasserai un reste
de pain
du souffle
un bout de lumière
et quelque chose
comme une saison
à vivre
(merci)
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