Instinctus

cette répétition du geste
pour y voir tout simplement

lever le regard vers
les fleurs de l’érable
le ciel laiteux
mon état d’âme

dans la nuit
j’ai écrit sur les chambres
celle de Maude
petite et ordonnée
la mienne
plus grande
avec ses piles

ils vont venir briser la rue
travailler les égouts
j’espère que les carrés
plantés à coups d’amour
n’en souffriront pas trop 

je me croise les doigts

Avant-hier, en marchant avec un ami, j’ai comparé ma vie, l’entièreté d’elle je veux dire, à un désert de sable. Des oasis ça et là, un ciel souvent tranquille, et quelques tempêtes de vent qui m’ont égratigné la peau. Y a pas plus d’eau que ça dans ton histoire? m’a demandé l’ami. C’est là qu’on a parlé de mon amour pour les rivières. Et de nos grands ajournements.

Photo : DANS MON GRAND SABLIER DE VILLE * Hier, avec C et B – Montréal

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