cette répétition du geste
pour y voir tout simplement
lever le regard vers
les fleurs de l’érable
le ciel laiteux
mon état d’âme
dans la nuit
j’ai écrit sur les chambres
celle de Maude
petite et ordonnée
la mienne
plus grande
avec ses piles
ils vont venir briser la rue
travailler les égouts
j’espère que les carrés
plantés à coups d’amour
n’en souffriront pas trop
je me croise les doigts
Avant-hier, en marchant avec un ami, j’ai comparé ma vie, l’entièreté d’elle je veux dire, à un désert de sable. Des oasis ça et là, un ciel souvent tranquille, et quelques tempêtes de vent qui m’ont égratigné la peau. Y a pas plus d’eau que ça dans ton histoire? m’a demandé l’ami. C’est là qu’on a parlé de mon amour pour les rivières. Et de nos grands ajournements.

Photo : DANS MON GRAND SABLIER DE VILLE * Hier, avec C et B – Montréal
Le temps s’allège, semble-t-il.
(répéter permet d’y voir, cette contre intuition). Et pourtant…
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on ne sait
jamais
ce qui résiste
ni ce qui cède
quand
la main se lève
sans calcul
pour confier au jour
nos secrets
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