La neige stoppeuse ralentit l’homme aux circulaires. Il se penche en avant pour faire rouler son carrosse. Sur son sentier d’hiver, y a des matins comme ça. Où le ciel bas lui arrache son ombre.
allez vas-y, cunégonde
un jour tu sauras le monde
la lourdeur n’est pas hirondelle
ni deux ni trois dans la marelle
je sais l’instant qui se répète
mais je préfère la trompette
et s’il est long de long
le chemin entre nous
le plus beau dans tout ça
c’est déjà qu’on y soit
et encore qu’on y reste
L’air est humide. Si ses os lui en parlent, lui ne s’en plaint pas. Il roulera son carrosse rempli de prospectus aussi longtemps qu’il le pourra. Et dans quelques mois, ça sentira les roses et les fleurs de magnolia.
∼
Photo : ESCALIER, ARBRES,MAISONS ET NEIGE – Par la fenêtre avant * Janvier 2017
Poésie et photographie
(Montréal, Québec)