Ça sent tellement le printemps. Malgré la petite neige qu’ils annoncent encore, y a pas de doute, on y est. Tout le dit. La lumière du soleil, le sourire des gens. Et mon corps, oui mon corps. Il s’allège mon corps. Il se détend mon corps. Il s’ouvre au renouveau. Bref, il bourgeonne, ça se sent.
C’est beau dehors. Malgré toute la saleté qui se découvre sous la neige qui fond. Les manteaux sont ouverts, les épaules et les têtes sont plus hautes. On se protège moins. Ah, printemps. Te voilà.
Et moi, j’espère. Chaque année, quand le printemps arrive, je me mets à espérer plus fort. Rien en particulier. J’espère, c’est tout.

LA DÉTENTE – Hier après-midi, rue Sherbrooke








