J’ai marché sous la lune, hier. Presque pleine.
Je l’ai regardée au-dessus de moi, je l’ai photographiée à travers les branches.
À cinq heures ce matin, debout dans ma cuisine, j’ai pensé à elle.
Je la sentais là, au-dessus de ma tête. Sa grande présence. Son immense beauté.
Cette nuit, à cinq heures du matin, j’ai pensé à la lune.
Difficile de décrire l’impression que j’ai eue.
Je la sentais vivante, penchée sur moi. Enveloppante et bien-aimante.
Et pendant un court instant, j’ai goûté un sentiment qui m’est rare.
Quelque chose qui s’approche d’une réelle humilité.

HIER SOIR, DANS LE CIEL DE JANVIER








