Samares

J’en ai vu d’autres, me dit-elle. C’est la même chanson, du moins les mêmes notes. 

la pluie s’amène sur l’asphalte et ne prend ni ne retient rien
c’est la musique pour la musique, le noir pour le noir –
et le long du trottoir les samares qui s’entassent

et dans la même immensité, ce refrain de chair à pâté, de rivières
détournées, de seins floués du monde – et toujours la même cour d’école

puis septembre

Photo : CHALEUR & VILLE * Hier – Montréal

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